Pendant de nombreuses années, je me suis retrouvée en arrêt maladie à cause de ma dépression 😵💫. Oui j’ai cumulé les arrêts et personnellement, je l’ai très mal vécues. Pour moi, tout cela été devenue un piège😓. Je trouvais que c’était une punition ou une preuve que j’étais faible, pas assez forte pour gérer les difficultés du travail.
Par conséquent, je n’ai jamais vécu ces arrêts comme quelque chose qui me permettait de prendre soin de ma santé mentale, de travailler sur ce qui posait problème, ni même de reprendre correctement.
→ Pourtant, si on analyse 👓 5 min l’arrêt maladie c’est un véritable soin 🩹 créé pour aider une personne malade à sortir de sa convalescence prescrit par un médecin capable de soigner nos maux😷. Mais même si je le savais pertinemment, je ne me sentais jamais légitime. En fait, J’avais l’impression d’exagérer, de ne pas forcer assez et d’être totalement nulle.
Mais avais-je le bon point de vue 🤔? Avec l’expérience, je peux te dire que non😅. Et ce que je vois, c’est que nous sommes nombreuses à ressentir exactement ça. Est-ce ton cas ?
Ce que je trouve un peu injuste, c’est la manière dont notre société traite l’arrêt maladie pour dépression. Si tu as un jambe cassé ça marche mais pour la tête…
😱 On a peur du regard des autres, de ce qu’on va dire au travail. Ou bien, on reste chez soi sans vraiment se reposer et on angoisse pour le renouvellement.
Bref, il est temps que cela s’arrête. Il est temps d’en parler vraiment.
Alors aujourd’hui je veux partager ce que j’aurais aimé qu’on me dise quand j’étais en arrêt, parce que ça m’aurait permis de bien mieux le vivre, et surtout de vraiment travailler sur ce qui n’allait pas.
Ce que tu vas trouver dans cet article
Pourquoi est-ce que c’est difficile d’accepter un arrêt maladie pour dépression ?
L’une des premières raisons qui rend difficile l’acceptation d’un arrêt maladie pour dépression, c’est la vision biaisé de notre société pour l’arrêt maladie.🤦🏾♀️
Déjà, l’actualité le montre bien. Le nombre d’arrêts maladie a explosé, et les mots qu’on voit le plus dans la presse, c’est « absentéisme« , « trafic d’arrêts maladie« , « fraude« . bref…
Cette vision donne l’impression que les personnes en arrêt veulent des vacances et qu’elles abusent du système. Mais, ce qu’on oublie là, c’est que l’arrêt maladie pour dépression est un droit.
Pour commencer, il est 1️⃣ encadré médicalement. 2️⃣ Remboursé par la Sécurité social. Et3️⃣ la dépression fait partie des maladies reconnues par la CPAM. Donc ce n’est ni une faveur ni une fraude. Mais, c’est un soin, parce qu’un médecin a jugé qu’une personne n’était plus en capacité de continuer dans son environnement professionnel à cause d’une maladie. Et cette maladie, c’est la dépression les gars !
Ainsi, il normal d’utiliser ce soin pleinement 😌.
Qu’est-ce que j’aurais aimé entendre cela plutôt….
Mais notre société a encore du mal avec la santé mentale🧠. Car on commence à peine en parler, mais on préfère pointer le nombre d’arrêts maladie plutôt que de remettre en question les conditions de travail qui ont amené les gens à s’arrêter.
Et c’est précisément là que naît la culpabilité. Quand toute une société ne valide pas ton arrêt maladie pour dépression, toi non plus tu ne peux pas le valider. Ainsi, comme moi, tu tombes dans la honte et tu te sens illégitime et tu culpabilises…
Il est temps que cela cesse !
Alors voyons maintenant comment se défaire de cette honte et de cette culpabilité.
La culpabilité face à l’arrêt maladie pour dépression : comment s’en défaire ?
Le plus difficile pour moi face l’arrêt maladie pour dépression, c’est la culpabilité ! Mais il y a une réalité : c’est normal. Presque tout le monde la ressent. Et ce n’est pas du tout un signe de faiblesse, c’est le signe que tu t’es beaucoup investie, peut-être trop longtemps.
Mais voilà ce que j’ai réalisé : pendant que tu culpabilises, tu penses aux autres. Aux collègues, à ce que tu as laissé derrière toi et à ce que les autres vont dire. Ainsi, tu dépenses ton énergie à te justifier dans ta tête que cet arrêt est bénéfique. Personnellement, j’ai même refusé un prolongement à cause de la culpabilité.
C’est quoi le vrai problème : culpabiliser c’est continuer à mettre les autres au centre alors que c’est le moment, peut-être le seul, où tu as la permission de te mettre toi en premier. Pas par égoïsme mais par nécessité.
Parce qu’un médecin a jugé que tu n’étais plus en état. Et parce que ton corps et ta tête ont besoin que tu t’occupes d’eux.
Alors la première chose concrète à faire, c’est de switcher la question. Au lieu de « qu’est-ce qu’ils pensent de moi ? », tu te demandes « de quoi j’ai besoin, là, maintenant ? » Pas demain. Pas pour le retour. Juste là dans le moment où tu as besoin de prendre soin de toi. Cette question ramène à toi, car tu es important.
Parce que ton arrêt maladie peut rester quelque chose que tu subis dans la honte. Ou il peut devenir quelque chose que tu utilises vraiment. Et c’est exactement ce dont on va parler dans la suite.
Comment pleinement tirer profit de cette période de soin ?
Quand tu arrives à voir ton arrêt maladie pour dépression comme un soin, il est plus facile d’en tirer tous les bénéfices.
Mais, tirer profit d’un arrêt maladie pour dépression, ça ne veut pas dire être productif. Non mon cher ami! Ça ne veut pas dire mettre ce temps à profit pour faire tout ce que tu n’avais pas le temps de faire avant. Ni dire non plus aller mieux vite.
Ça veut dire utiliser ce temps pour toi pour te rétablir de tes difficultés étape par étape.
La première étape, c’est d’accepter que tu es là où tu es. En arrêt pour soin. Et que c’est ok tu sais. En fait, ton cerveau va chercher à te convaincre que tu devrais être au travail, que tu exagères, que les autres gèrent bien eux. De un ces pensées sont normales. Mais de deux elles ne sont pas du tout la réalité.
Nos pensées ne sont pas toujours de vérités mais l’expression de l’anxiété de notre cerveau. Mettre une distance à ce qu’on pense et ajouter la nouvelle connaissance aide à plus accepter.
La deuxième étape, c’est de réapprendre à écouter ce dont tu as besoin. Fais donc le point avec ton thérapeute. Pour faire ce dont toi tu as besoin, aujourd’hui, avec l’énergie que tu as. Comprendre ton histoire pour te réapproprier ta vie.
La troisième étape, c’est de recommencer et réapprendre à se poser, à se faire plaisir, à s’activer pour se retrouver sur le long terme.
Tirer profit de son arrêt maladie pour dépression, c’est sortir de la honte pour entrer dans le soin. C’est un chemin. Il ne se fait pas du jour au lendemain. Mais il commence par une décision : celle de te mettre enfin en premier.
Faire de l'arrêt maladie pour dépression un vrai soin !
Un arrêt maladie pour dépression, c’est quelque chose qu’on ne réalise pas toujours à quel point ça peut être important. À quel point ça peut vraiment nous permettre de prendre soin de nous. Malheureusement, la vision de la société sur la dépression sabote tout ça. Elle nous empêche de vivre pleinement ce soin.❤️
→ Alors on ne va pas laisser les critiques de la société, de tante Gertrude ou de quiconque, nous faire croire qu’on ne mérite pas d’être en arrêt, qu’on ne mérite pas de prendre soin de nous.
La culpabilité doit changer de camp. L’institution a créé cet arrêt pour nous. C’est à nous de l’utiliser pleinement, sans honte, sans excuses.
➡️ Moi, j’ai mis du temps à comprendre tout ça. Et si j’avais su dès le départ ce que je sais maintenant, j’aurais vécu mes arrêts complètement différemment. C’est exactement ce que je te raconte dans le prochain épisode : mon chemin, ce qui a vraiment changé les choses, et comment toi aussi tu peux traverser ton arrêt autrement.
Manuella
Utilise bien cet arrêt maladie comme un soin ❤️ !