Sortir de la dépression quand on est perfectionniste

Posté le 6 février 2026
perfectionnisme

Perfectionnisme et dépression vont souvent ensemble, mais on en parle peu clairement.

On utilise ce mot tout le temps, mais sans toujours réaliser ce qu’il porte derrière😏. Parce qu’en vrai, le perfectionnisme, ce n’est pas “aimer bien faire”. C’est souvent l’impression que ➡️ tu n’as pas le droit à l’erreur. Quand on est perfectionniste, on veut bien faire, ne pas décevoir, ne pas créer de problèmes 😣 !

Et quand on est perfectionniste en dépression, ça devient bien plus difficile à gérer.

En effet, la dépression vient souvent mettre ton perfectionnisme à genoux, parce qu’elle ne se guérit pas en ligne droite. Et ça, pour un cerveau perfectionniste, c’est un cauchemar n’est-ce pas ? Tu veux une progression claire. Mais la réalité est faite de hauts et de bas.

Bon, si je t’en parle c’est parce que je l’ai vécu. Oui, jai été perfectionniste en dépression, et j’ai vu la différence avec ceux qui ne le sont pas. Pas parce qu’ils souffrent moins, mais parce qu’ils ne se rajoutent pas la même couche de pression.

➡️Si tu es perfectionniste et en dépression, cet article est pour toi.

Je vais t’aider à comprendre le lien entre dépression et perfectionnisme.
Et surtout comment avancer sans te juger en permanence.

Parce que sortir de la dépression quand on est perfectionniste demande une approche différente. Ta guérison n’a pas besoin d’être parfaite pour être réelle 💛

Le perfectionnisme : qu’est-ce que c’est vraiment ?

Le perfectionnisme, ce n’est pas simplement aimer bien faire. En effet, beaucoup de personnes perfectionnistes ont entendu toute leur vie que c’était une qualité. Pour eux, il faut être sérieux, consciencieux, faire les choses correctement et aller au bout des choses. Mais en réalité, être perfectionniste, c’est souvent vivre avec une exigence intérieure constante envers soi-même.🙃

➡️ Pour commencer, une personne perfectionniste se fixe des standards élevés. D’ailleurs, elle remarque très vite ce qui ne va pas. Puis, elle se corrige plus qu’elle ne se félicite. Et surtout, elle a du mal à accepter l’erreur ou le pas de côté😅. Pas parce qu’elle veut être la meilleure, mais parce que l’erreur peut donner la sensation de ne pas être “assez”. Pas assez compétente, assez fiable ou à la hauteur. Est-ce ton cas ?

Ainsi, quand on est perfectionniste, on ne cherche pas toujours à impressionner les autres. Plutôt on cherche surtout à être en accord avec ses propres règles intérieures. Le souci, c’est que ces règles sont souvent très strictes. Alors, le “c’est suffisant” devient difficile à atteindre. Et le repos peut même provoquer de la culpabilité.

Ce fonctionnement peut être une force dans certains contextes. Il peut aider à être engagé, consciencieux, impliqué. Mais il devient lourd quand il ne laisse plus de place à l’imperfection. Quand chaque erreur touche l’estime de soi. Quand chaque difficulté devient une preuve qu’on devrait faire mieux.

Être perfectionniste, ce n’est donc pas une question de performance. C’est un rapport exigeant à soi-même. Et tant que cette exigence reste rigide, elle peut fatiguer mentalement. Surtout en période de stress, d’anxiété ou de dépression.

Comprendre ça, ce n’est pas se juger.
C’est commencer à voir son fonctionnement avec plus de lucidité et un peu plus de douceur. 💛

Pourquoi le perfectionnisme favorise la dépression ?

Pour commencer, le lien entre perfectionnisme et dépression n’est pas un hasard. Il y a souvent un lien avec l’estime de soi. Ainsi avec le perfectionnisme, ta valeur personnelle peut facilement se mélanger à ce que tu fais, à la qualité de ce que tu produis, à ta capacité à ne pas faire d’erreur. Si tu fais bien, tu te sens “ok”. Si tu te rates, tu peux vite te sentir insuffisant 😮‍💨🎯

➡️Le cœur du problème, c’est cette idée implicite : je n’ai pas le droit à l’erreur. Beaucoup ont grandi avec de l’exigence, parfois explicite, parfois subtile. On les a valorisés quand ils faisaient bien. Corrigés quand ils faisaient mal. Petit à petit, ils ont appris que bien faire rassure, et que l’erreur met en danger l’image de soi. Ce n’est pas un défaut de caractère, c’est un apprentissage 💛🧠

Le perfectionnisme pousse aussi à vivre mentalement hors du présent. Soit dans le regret du passé — ce qu’on aurait dû mieux faire, mieux dire, mieux choisir — soit dans la peur de l’avenir — peur de se tromper, de rater, de ne pas être à la hauteur. Ce fonctionnement entretient une tension intérieure permanente. Et cette tension épuise sur la durée ⚖️🌪️

La dépression vient fragiliser tout ça. Parce qu’en dépression, on fait moins, on réussit moins, on a moins d’énergie. Donc le perfectionniste perd ses repères de valeur. Il ne peut plus se rassurer par le “bien faire”. Et comme son estime repose en partie dessus, elle chute. Ce n’est pas seulement la tristesse qui fait mal, c’est la sensation de ne plus être à la hauteur 🌱💭

Quand on est perfectionniste, on ne soigne pas sa dépression pareil !

Ainsi avec le perfectionnisme et la dépression, ton réflexe naturel est de vouloir “bien faire” ta guérison. Ou alors d’être un peu trop exigent envers toi-même. Pour cela, tu voudras trouver la bonne méthode, appliquer les conseils correctement, progresser de façon visible. Quitte même à changer de thérapie si tu trouves que tu n’avances pas assez dans dur !

Le souci, c’est que la dépression ne répond pas à la logique de performance. Plus tu cherches à la gérer parfaitement, plus tu risques de te mettre en échec 😣

Un perfectionniste a tendance à transformer les outils d’aide en nouvelles exigences. Méditer “comme il faut”. Faire sa thérapie “sérieusement”. Avoir des résultats. Or la dépression demande souvent l’inverse : accepter l’irrégularité, les jours sans, les retours en arrière. Ce n’est pas un parcours linéaire. Et ce n’est pas un manque de volonté si ça ne va pas vite 💛🧠

Ce que tout perfectionniste doit comprendre sur la dépression

Chez une personne perfectionniste, le besoin de bien faire est souvent lié à un besoin de contrôle. Le perfectionnisme cherche à éviter l’erreur, le reproche ou la déception. Derrière ce fonctionnement, on retrouve fréquemment de l’anxiété : peur de décevoir, peur de mal faire, peur de ne pas être à la hauteur.

Le problème, c’est que vouloir tout maîtriser demande beaucoup d’énergie mentale. Anticiper, vérifier, corriger en permanence fatigue le système nerveux. À long terme, cette pression intérieure peut favoriser l’épuisement émotionnel et la dépression.

La dépression ne tombe donc pas “sans raison” chez un perfectionniste. Elle peut être le signal qu’il y a eu trop de pression, trop d’exigence envers soi, pas assez de sécurité intérieure.

Comprendre ce lien entre perfectionnisme et dépression permet déjà de changer de regard sur soi. Et parfois, se faire accompagner aide à sortir de ce cercle de pression.
Si tu te reconnais là-dedans, tu peux réserver un appel découverte pour en parler en douceur. 💛

 

Comment avancer quand ton cerveau veut le parfait ?

Voici du concret sur ce que tu peux mettre en place. Ainsi, pas de grandes théories mais des conseils à appliquer tout suite dans ton travail.

1️⃣ Vise le “suffisamment bien” volontairement
Pour commencer, accepte parfois de faire une tâche à 70 %. Le but est simplement de t’entraîner pour que ton cerveau apprenne que “correct” suffit pour avancer. Attention chacun est perfectionniste sur ses propres sujets.

2️⃣Comprends ton histoire
Ensuite, prends le temps de comprendre d’où vient cette exigence pour apprendre à ne plus y associer la notion de punition face à une erreur.

3️⃣ Parle-toi comme à quelqu’un que tu aides
Si ton discours intérieur est dur, ta dépression s’alimente. D’ailleurs, remplace “ce n’est pas assez” par “c’est déjà un pas”. En effet, ce n’est pas se mentir, c’est être juste envers soi !

4️⃣ Sépare tes pensées de tes actions (outil ACT)
Penser “je fais mal” ne veut pas dire que tu fais mal. Laisse la pensée passer et fais quand même l’action utile pour toi. Ainsi mets de la distance avec tes pensées et accepte de ralentir sur tes sujets de prédilection.

5️⃣ Mets des limites à ton exigence
Un rappel, ton but n’est pas de juste revenir à l’état optimal d’avant la dépression. Mais d’y rester. Ainsi prends le temps d’accepter l’inconfort de faire un peu moins bien.

6️⃣ Mesure la régularité, pas la qualité
En regardant ce que tu fais selon tes valeurs, tu seras fier de toi. Ainsi focalise-toi sur les bonnes actions en lien avec tes valeurs plutôt que sur la quantité à faire.

Ta guérison ne dépend pas de ta perfection.
Elle dépend de ta capacité à avancer imparfaitement mais régulièrement.

 

Faire face à son perfectionnisme et sa dépression

  1. Le perfectionnisme et la dépression sont souvent liés parce que l’estime de soi du perfectionniste repose beaucoup sur le “bien faire”.
  2. Quand la dépression arrive, l’énergie baisse, les capacités fluctuent, et les repères habituels s’effondrent.
  3. Vouloir guérir parfaitement ne fonctionne pas, car la dépression n’est pas linéaire. Derrière le perfectionnisme, il y a souvent de l’anxiété et un besoin de contrôle qui finissent par épuiser mentalement.
  4. Sortir de la dépression quand on est perfectionniste demande donc une autre approche : apprendre le suffisamment bien, se parler avec plus de douceur, et avancer régulièrement même de façon imparfaite.

Manuella

Prends bien soin de toi ! 

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