Que faire face au découragement

Posté le 15 mai 2020
découragement

Cet article est le résumé de l’épisode 6 du Podcast 

« Raconte-moi ta dépression ».

Dépression ou non, tôt ou tard, le découragement sait très bien comment prendre sa place dans nos vies. Comme une enclume, le découragement nous agrippe et nous enfonce de plus en plus dans la peur, le stress et l’anxiété. Les épreuves débarquent et s’enchaînent les unes aux autres sans crier gare.

 

Qui ne s’est jamais levé un matin sans aucune force pour affronter la journée ? Qui n’a jamais eu l’impression que ses problèmes étaient insurmontables ? Qui n’a jamais eu envie que les difficultés s’arrêtent une bonne fois pour toutes?

Celui qui dit non est un menteur 😉.

Notons quand même une chose, les épreuves et autres situations difficiles sont partis intégrante de notre quotidien. En effet, nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours, un monde sans épreuve est impossible dans les conditions actuelles.

Du coup, là où nous pouvons agir pour atténuer nos difficultés, est sûr notre état d’esprit. Nous pouvons réussir à gérer au mieux notre découragement.

Quelquefois, nous abandons tout espoir de surmonter une épreuve à cause du découragement.  Bien sûr nous avons le droit d’être découragé, mais que faire quand cela nous emprisonne dans notre épreuve ? Comment faire quand le découragement nous fait croire qu’il n’y a pas d’issue ? Comment faire pour garder espoir ?

Accepter l’émotion et faire preuve de réalisme

Accepter une émotion signifie accepter de ressentir les sentiments de l’émotion.  Dans certaines cultures, familles et croyances actuelles, être fort face à une épreuve veut dire que nous n’avons pas le droit d’être découragé et abattu.

Sauf que vous pouvez être fort et être découragé. Votre force sera juste de mettre le découragement à la bonne place.

Vous n’avez pas à culpabiliser parce que vous êtes découragé. Nous avons tous des hauts et des bas.  De plus, même si vous avez l’impression que c’est plutôt beaucoup de bas depuis des années, connaissez-vous une règle qui l’interdit ?

Vous vivez un moment difficile car nul dans cette terre est exempté de moments difficiles. Alors, ne vous dévalorisez pas, ne vous autoflagellez pas parce que vous êtes découragés.

Cependant, souvent nous cultivons découragement. N’ajoutons pas d’engrais tel que des scénarios-catastrophes, parler uniquement du négatif de l’épreuve, ajouter des « si, j’avais fait si ou ça ».  Si nous restons concentrés sur le négatif en permanence, nous augmentons les sources d’angoisses. Ne donnons pas plus de pouvoir au découragement.

  • Des exigences trop élevées sur nous-même
  • Des attentes sur soi trop hautes
  • Des objectifs de résolutions avec des délais trop courts
  • Réfléchir à des scénarios-catastrophes et empirer notre vision des choses
  • Repensez sans arrêt les vécus difficiles de l’épreuve.

Il ne faut pas non vivre dans l’espoir de ne plus jamais avoir de problèmes. La vie n’est pas ainsi.

Dans ces propos, je ne veux pas retirer les sentiments réels, mais montrez que par certaines actions, nous pouvons réussir à mettre la difficulté à sa bonne échelle. Comment ?

Prendre de la hauteur

Souvent la phrase prendre de la hauteur est banalisée parce qu’elle est citée à tort et à travers.  Mais dans notre cas, cette action apporte un soutien et une dimension tout autre aux difficultés rencontrées. Avoir une image complète permet de voir le problème sur tous les angles. Pour prendre de la hauteur face aux découragements, vous pouvez soit demander l’aide d’une personne extérieure soit réfléchir par vous-même à la réalité de l’épreuve dans de bonnes conditions grâce à une bonne réflexion.

Se poser des questions pour atténuer la douleur

Nous décidons nous même où nous focalisons notre esprit. Avec une bonne réflexion, votre découragement peut s’atténuer.

Pour cela, posez-vous donc les questions suivantes :

  • Ai-je par le passé été capable de surmonter des épreuves ?
  • Comment ai-je surmonté ma dernière épreuve ?
  • Pourquoi ne pas mettre tout en œuvre pour passer ce moment difficile ?
  • Suis-je obligé de subir cette épreuve ?
  • Ai-je le droit de souffler ?
  • Comment puis-je mettre tout en œuvre pour passer ce moment difficile ?
  • Si je ne peux pas le faire disparaître, comment puis-je l’atténuer ?
  • Qui peut m’aider dans cet effort ?
  • Quel sera mon point de vue face à cette épreuve dans une année, deux années… ?

 

Surmonter le découragement avec du positif

Votre épreuve peut rester avec vous encore un bon moment. Pour y faire face, il est important d’avoir des points de replis stratégiques capables de vous apporter de la joie, de l’apaisement et du réconfort.

  • Faire preuve de gratitude envers soi et les autres
  • S’entourer d’amis
  • Aider les autres
  • Rejoindre des groupes de soutien (Facebook, associations etc…)
  • Sortir, prendre de l’air, marcher, danser, chanter, jouer, rire…
  • Avoir une activité apaisante et capable de vous accaparer votre esprit (à apprendre à faire)

Face au découragement il y a des méthodes. Cependant, malgré tous les efforts fournis, les épreuves sont toujours là… Mais vous pouvez grâce à votre état d’esprit, vous trouverez une paix pour aller de l’avant.

Face aux difficultés que vous avez et vous souhaitez recevoir une bonne source de motivation, je vous invite à vous inscrire à la newsletter du blog. Chaque lundi, découvrez la citation positive du jour, l’encouragement du jour et de la semaine.

La newsletter est souvent en lien avec l’article motivant du lundi en vous donnant une aide dans la vie de tous les jours. Vous y trouverez douceur, calme et réconfort.

Inscrivez-vous à la Newsletter, vous ne serez pas déçus !

Je veux recevoir de la newsletter

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur pinterest

d'autres idées de lectures

Cet article a 4 commentaires

  1. Lucie JOUR

    Bonjour Cecilya,

    J’ai découvert ce Podcast il y a quelques jours et je tenais à vous remercier pour la richesse de vos mots.

    La dépression de ma maman a occupé une lourde place, tout au long de mon enfance. Comme un intrus dans la famille, toujours un peu présent, et encore à ce jour. J’ai grandi avec cette peur, de moi-même plus-tard, voir cet intrus s’insinuer dans ma vie. Pas parce-que je me sentait mal dans ma peau, non, mais parce-que « la dépression c’est dans les gênes ».

    Aujourd’hui, j’ai décidé de dédier ma vie professionnelle à aider les autres à relever la tête face à cette maladie. Je suis Sophrologue et j’accompagne des patients hospitalisés dans une clinique psychiatrique. A force de beaucoup d’écoute, d’exercices de relaxations corporelles, de respiration et de pensée positive, j’essaie d’apporter à ces personnes un moment de répit, un temps de paix avec eux-mêmes pour les aider à se relever et avancer à leur rythme. Pas après pas.

    C’est difficile mais passionnant. Je suis intimement convaincue que c’est en aidant les autres que l’on parvient le mieux à s’aider soi-même.

    Merci pour ce que vous faites et bonne continuation à vous !

    1. Queeney

      Merci beaucoup pour votre message. Ce que vous faites est un boulot remarquable. En plus vous êtes dans ma belle ville de Rouen alors😅😁… J’ai grandi à Rouen donc je ne suis pas très objective 😅. Merci encore pour votre partage.

  2. brusco

    bonjour
    merci pour votre partage ….effectivement ne pas se décourager qu’on soit depressif ou non n ‘est pas evident et tellement important pour se connapitre et avancer ….le découragement on l ‘a tous à un moment ou un autre ….à nous comme vous dîtes de l ‘apprivoiser en l ‘acceptant Et quand on prend du recul ( en s’ecoutant et en se faisant des petits plaisirs de la vie ) alors on connaît nos priorités , on pense avec le coeur et nous reprenons confiance .La vie sait nous guider , nous faire rencontrer les bonnes personnes pour nous soutenir
    Avant ma séparation , j avais peur de tout , stressé tout le temps , voulant faire plaisir à tout le monde sauf à moi …;je m ‘epuisais en vain et j ‘etais surtout découragé car je voyais bien que rien n ‘allait ….je ne vivais pas je survivais …il a fallu le choc de la séparaion pour prendre du temps pour moi , mieux me connaître et reprendre confiance en moi , et voir finalement que je n ‘ ‘etais pas du tout sur le bon chemin .Il m’arrive encore d’être décourageé mais cela ne me fait moins peur car aujourd’hui j ai des outils à ma disposition : respiration ,le lâcher prise , gestion des émotions et comme vous dites développer l ’empathie avec la communication non violente , l ‘entraide
    Vous parlez de recul et de se poser la question dans un an , 2 ans quel sera mon point de vue par rapport au probleme ….c’est exactement ça ……je vais vous donner un exemple …. en septembre comme chaque année j’ ai demandé à mon petit de choisir un sport pour que je puisse l ‘inscrire . mon petit refusa en me disant qu’il ne voulait pas en faire ….En bonne maman , je revins à la charge quelques jours après , en lui renouvelant ma demande qu’il déclina comme la 1ere fois et en rajoutant pourquoi tu m ‘obliges à choisir alors que je n ‘en ai pas envie ……Et cette question m ‘a interpellée …effectivement pourquoi j ‘y attachais autant d’importance , pourquoi cela me stressai t-il et pourquoi y mettre autant d ‘énergie? je me suis posée et j ‘ai reflechi pour finalement en conclure que c’était pour faire  » bien  » par rapport aux autres , pour faire comme tout le monde car du sport il en faisait avec moi le week end et mercredi …..donc ce n ‘était pas pour sa santé …. Et je suis même allée plus loin dans ma reflexion , mes parents , m ‘ont forcée à faire de la danse alors que je n ‘en avais pas spécialement envie et je voulais faire subir le même désagrément à mon enfant bizarre ……. j’ai donc dit à mon petit que j ‘acceptais qu’il ne fasse pas de sport à condition qu’il suive les règles de la maison et de l ‘école et qu’il continue à  » bouger  » avec moi durant une partie de son temps libre .La réponse a satisfait mon petit si bien que 10 jours après c’est lui qui me demandait des cours de natation ….j ‘etais fière de moi et de lui……..

    1. Queeney

      Merci pour ton beau témoignage

Laisser un commentaire

What about me ?

J’ai décidé d’ouvrir ce blog pour parler franchement du quotidien des dépressif. Je me bats toujours avec certains aspects de mon trouble anxieux malgré tout j’ai décidé de vous partager mon expérience.

Bienvenue sur le blog

Queeney