Témoignages #2 « Ne pas pensez à la place des autres »

Posté le 26 février 2020

Auréline : 35 ans

 *  par soucis d’anonymat les photos sont libres de droit de  freepik et certains noms ont été changés..

Depuis combien de temps dure ou a duré votre dépression ?

Ma dépression date d’environ un an et je suis encore dedans bien que je la combatte de toute mes forces.

Quand avez-vous réalisé que vous étiez en difficulté ?

C’est arrivé quand je me suis écroulé physiquement et mentalement. J’ai eu plusieurs crises de larmes précurseurs et des crises de nervosité j’étais très irritable.  Suite à ça je suis descendu à 8 de tension du coup j’enregistrais plus d’information dans mon cerveau, du coup je n’avais plus aucune concentration j’avais l’impression d’être prisonnière dans mon propre corps.

Connaissez-vous la raison ?

Le travail. J’avais trop de mobilité dans mon secteur trop de charge de travail et des cadences trop élever ce qui est d’ailleurs toujours le cas. 

Quel type de traitement avez-vous mis en place ? 

Je suis suivie par une psychologue et sous antidépresseur et anxiolytique je vais voir pour peut-être rajouter une psychiatre. 

QU’EST-CE QUI VOUS FAIT DU BIEN ?

Écrire dessiner peindre sculpter lire et écouter de la musique.

QU’EST-CE QUI VOUS REDONNE LE SOURIRE ?

Ma fille mes animaux et mon homme sans eux je ne sais pas où j’en serais.

Quels conseils pouvez-vous donner à nous, dépressifs ?

Il faut essayer d’apprendre cela comme une alerte pour faire le point sur sa vie voire les choses négatives pour essayer d’agir dessus. Communiquer beaucoup par tout support et ne pas trop se remettre en question tous les jours. Et surtout ne pas penser et supposer à la place des autres. 

Quels conseils pouvez-vous donner à l’entourage d’une personne dépressive ?

D’entre patient et de ne pas être brutal avec des phrases toute faites. 

Faire une séance familiale avec un psychologue ou un thérapeute pour mieux comprendre la personne dépressive et la maladie. Surtout respecter le rythme de la personne dépressive tout en continuant a lui proposer des activités et des sorties. 

Ne pas la laisser se noyer dans ces idées noires en essayant de la distraire et surtout éviter les jugements. Car ça fait vraiment très mal.

Suite à ce témoignage, Auréline, a souhaité partager un poème. Je vous laisse le découvrir. 

Des sillons des larmes inonde mes joues,

Approche de ce bâtiment me fait mettre à genoux, 

Mon cœur poignarde dans ma cage thoracique, 

J’avance sous les airs railleurs et les regard critique, 

Pauvre de moi je sens l’entrave de mon être, 

Mes pas se fond lourd mais je ne dois rien laisse paraître.

Mon âme hurle ma respiration devient hiératique, 

Je sais que beaucoup me pense hystérique’

Je n’y arrive pas je n’y arrive plus, mon cœur cogne a m’en faire mal.

Chaque pas est une torture je sais que je suis sale.

Le regard baisser et hagard je sais que les murmures vont encore

 s’élever à mon passage. 

Je suis la première à craquer la première à être rongé par ce mal sans âge. 

Vicieux et sournois qui frappe comme au hasard.

Souffrance au travail, cadence infernale. 

Mais après tout je suis une pleurnicheuse.

Une petite nature une chieuse. 

J’avance essayant de faire ce que je peux encore et encore

 Ignorant mon ventre qui se tord.

Je sais déjà ce qui m’attend.

Je n’arrive plus à faire semblant.

Pourquoi moi pourquoi je vie tour ces tourments ? 

N’ai-je pas de conscience professionnelle pour 

laisser tomber tous ces gens ? 

C’est ce que tous pensent et pourtant j’aimais ma profession.

Mais ça c’était avant cette foutu mutation. 

Profit et sacrifice ou est l’éthique.

Quand on ne peut faire son travail correctement.

Suis-je vraiment cette femme pathétique. 

Ou une personne qui se voile la face et qui se ment ? 

Je rentre mes ongles dans ma peau à m’en faire saigner. 

Je me sens confuse à Regarde le sang perlé. 

Cette douleur qui tourbillonne en moi. 

Qui me met aux abois.

Est-ce ma faute. Suis-je flemmarde ? 

Je ne sais pas qui je suis. 

Je regarde mon uniforme ces hardes.

Aucune féminité en moi. 

Pourtant mon travail réputé facile séduit. 

Peu reste pourtant, beaucoup fuit. 

Le travail ou les faibles contre les forts ça fait loi.

Si vous êtes en marge on vous nuit.

Je continue vers mon bourreau.

Ce bâtiment immense ou nous Somme des robots.

Compétitivité baisse de courrier.

Heure supplémentaire souvent non payé.

Marche ou crève est une réalité. 

Qui suis-je? Une automate de plus dans l’entreprise. 

Un numéro ébréché que l’on veut dégager. 

Vais un jour du burn out brisé l’emprise. 

Trouver la force de me reconvertir. 

De chercher ailleurs une terre promise ?

AurélinE


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La publication a un commentaire

  1. brusco

    oui quel temoignage poignant ….je perçois mon ex derriere ces lignes Je sais aussi que dans le train train du quotidien e n ‘ai pas vu sa souffrance …son mal être ou n ‘est pas vu le voir ….du coup j ‘ai pris ça pour de l ‘indifference pour la fin de notre amour et me suis proteger comme j ai pu en m ‘éloignant …je sais que je n ‘aurai pas du ….il est alors parti à 5minutes de chez moi .On se voit regulierement je suis là et je lui ai dit que je veux garder ce lien , ce soutien que je ne le lâcherai pas mais malgrè ça il continue à cacher sa maladie …..il se méfie alors que si je lui ai fait du mal ce n ‘etait pas du tout volontaire ..Je ne conaissais pas du tt cette malaldie , ça me faisait peur et il ne m’ en a pas parle j ‘etais pas assez armée …aujourd’hui 1 an apres j ‘ai grandi j ‘ai repris des forces , compris ce qui s’est passé mais je pense que c’est trop tard …le mal a été fait ….

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